Connaissance de soi et traditions

Sylvaine Pascual – Publié dans: Connaissance de soi

 

 

 

 Les traditions que nous honorons sont révélatrices de ce qui a de l’importance à nos yeux, de nos valeurs (aussi bien morales que motrices) et donc un moyen de partir à la rencontre de nous-mêmes et de mieux nous connaître…  

 

 

Traditions et connaissance de soiJe n’ai pas de penchant très prononcé pour les traditions et les coutumes, disons pour schématiser: quand elles on été inventées par des oppresseurs de tout poil pour mieux restreindre la liberté de leurs peuples ou augmenter leur propension à délier les cordons de leurs bourses.

 

Cependant, les traditions sont aussi souvent des moments de joie collective qui  nourrissent notre bien-être et notre vitalité physique et mentale, renforcent les liens du groupe, quel qu’il soit, et participent de la construction du sentiment d’appartenance sociale et de reconnaissance mutuelle.

Aussi, j’ai mes petits arrangements personnels avec certaines traditions propres à mon beau pays Catalan entre autres, comme la Sant Jordi (Georges, pour les francophones), qu’on appelle aussi la fête de la rose et du livre.

 

 

 

Sant Jordi, fête de la rose et du livre

 

Il existe de multiples versions de la légende, je vous livre la mienne, à consommer sur place:
Un dragon terrorrisait un village qui, contre sa mansuétude, lui offrait régulièrement à déjeuner sous la forme d’un méchoui. Ledit dragon, qui tenait à sa santé, souhaitait une alimentation équilibrée, donc plus variée et réclama une fille, pour changer. Le sort désigna la fille du Roi, dont le Valeureux Georges était tombé amoureux. N’écoutant que son courage, ce qui pousse davantage à l’action que d’écouter RTL, il tua le dragon, et de la blessure sanglante jaillit un rosier. Georges offrit une rose à la belle en gage de son amour. En retour elle lui donna un livre, symbole du triomphe de la sagesse sur l’ignorance et la méchancté.

 

Le 23 avril, jour de la St Georges, les hommes offrent donc un rose à la femme qu’ils aiment, et les femmes un livre à l’homme de leur vie.
Au delà de la célébration de l’amour, la Sant Jordi est aussi devenue le symbole de la lutte de la Catalogne pour sa liberté et à travers la tradition de la rose et du livre, c’est tout un peuple qui célèbre son idéal d’identité individuelle et collective, de fraternité et de culture. Et tout ça, ça parle à mes tripes! D’ailleurs, je ne résiste pas au plaisir d’un partage:

 

Seigneur Sant Jordi

Patron
Chevalier sans peur
Protégez-nous à jamais
Du crime
De la guerre civile,
Délivrez-nous de nos péchés
D’avarice et d’envie,
Du dragon
De la colère et de la haine
Entre frères,
Et de tout autre mal.
Aidez-nous à mériter
La paix
Et sauvez la langue
Que parlent
Les Catalans.
Salvador Espriu

 

 

 

 

 

 

Auto coaching: traditions, dites-moi qui je suis

 

Nos traditions, comme tout ce qui nous tient à coeur, en disent long sur qui nous sommes et comment nous évoluons, en tant qu’individus, mais aussi en tant que membres de tous les groupes auxquels nous appartenons et avec qui nous les partageons.
  • Et vous, quelle importance les traditions ont-elles dans votre vie?
  • Y a-t-il des traditions, dans votre famille, votre région, votre pays qui ont une signification particulière à vos yeux?
  • Y a-t-il des traditions qui ne vous plaisent pas et auxquelles vous refusez de participer?
  • Qu’est-ce que tout cela vous dit sur vous-même?
  • Sur vos valeurs?

La Sant Jordi, c’est aujourd’hui. A qui allez-vous offrir une rose ou un livre?
Je vous souhaite une belle Sant Jordi :)
Merci à Sylvain Manyach qui m’a signalé l’existence de cette belle vidéo:


(Cet article a été publié dans une première version le 22 avril 2009)

 

 

 

Voir aussi:

 

 

Connais-toi toi même
L’identité: acteur ou spectateur de sa propre vie?

Du bénéfice de la connaissance de soi
Les besoins à combler
Connaissance de soi: exploiter l’effet miroir
Rôle des émotions: la joie

Connaissance de soi: les décisions cruciales
Connaissance de soi: le questionnaire de Proust

Connaissance de soi: belles contradictions

Connaissance de soi: les valeurs morales
Cinéma et connaissance de soi
Et vous, où aimeriez-vous vous réveiller?
Petit jeu de connaissance de soi
Répondre à son besoin d’appartenance sociale

Les dossiers d’Ithaque: Connaissance de soi

 

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez concrétiser vos ambitions professionnelles en fonction de vos aspirations, de vos valeurs, comme de votre personnalité? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Éloge de l’introversion (1)

Sylvaine Pascual – Publié dans Talents et ressources

 

 

 

L’introversion est souvent perçue un vilain défaut qui isole, garantie d’une vie aux antipodes du succès, dans une société qui réseaute à tout va et confond compétences relationnelles et disponibilité sociable perpétuelle, version 24h/24. Je vous propose donc une série de billets pour partir à la découverte d’une caractéristique à réhabiliter…    

 

 

 

Comprendre l’introversion

 

Et commençons aujourd’hui par une vidéo pour sortir des préjugés sur l’introversion et mieux la comprendre…

 

Nous avons vu la semaine dernière que l’égo est un frein majeur à la collaboration. Selon Susan Cain, auteur du livre “QUIET: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking,” un autre frein, c’est le développement d’une société qui préfère les extravertis, au point de chercher à empêcher les introvertis d’être eux-mêmes, au détriment de l’expression des talents qui leurs sont propres et donc de la collaboration.

 

Elle expose un point de vue passionnant dans cette vidéo du TED (sous-titrée en français).

 

Entre acceptation de soi et acceptation de l’autre, il s’agit essentiellement de respecter les espaces nécessaires à chacun, de respecter le temps et les rythmes de chacun pour que tous puissent élaborer et développer leurs propres idées. Alors il devient possible de se retrouver et de partager ses idées, pour peu que le groupe soit géré de façon à accorder une place à chacun.

 

Car les introvertis ne sont ni des solitaires refusant le travail d’équipe ni des timides ou des taiseux. Ce sont simplement, des personnes moins pipelettes et moins rouleaux-compresseusseuses, qui apprécient de réfléchir dans la quiétude tranquille de leur monde intérieur, avant d’aller partager leur génie avec leur entourage.

 

Ainsi, nous gagnerions tous à considérer l’introversion comme une caractéristique à prendre en compte plutôt qu’un comportement à combattre (quand donc cesserons-nous de lutter contre nous-mêmes?):

 

  • Chacun gagnerait à ré-évaluer son besoin de solitude et d’autonomie pour identifier l’environnement le plus favorable à sa créativité personnelle et s’autoriser cet espace, ou l’autoriser à l’autre, sans jugement.
  • La société et nos entreprises gagneraient à trouver des moyens de réconcilier les besoins de chacun, en conciliant les espaces individuels et les espaces collectifs pour favoriser l’innovation et la collaboration.
  • L’innovation gagnerait à mieux considérer les besoins de solitude des introvertis pour laisser émerger leurs idées.
  • La collaboration gagnerait à accorder aux introvertis leur temps et leur espace individuel pour leur permettre de préparer à leur manière leurs échanges et leurs partages.

 

 

 

 

Voir aussi

 

Redécouvrir nos talents

L’aigle en chacun de nous

A cache-cache avec soi-même: quand l’action contredit la pensée
Se mentir à soi-même: le miroir du manque
Connaissance de soi: les messages contraignants

La lecture émotionnelle au service du bien-être

Juger moins, juger mieux

Le bilan d’incompétences
Estime de soi: reconnaître ses accomplissements

 

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez concrétiser vos ambitions professionnelles en fonction de vos aspirations,comme de votre personnalité? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

 

Le pouvoir de l’optimisme: itw dans Management

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / l’actualité d’Ithaque

 

 

Longtemps décrié, estampillé infantile et benêt, l’optimisme et ses vertus commencent à faire leur chemin et à trouver – enfin – leurs adeptes. J’ai répondu aux questions de Management l’impact du plaisir au travail sur l’optimisme, et les façons de cultiver… les deux!
   

 

Dans son numéro d’avril 2012, le magazine Management consacre tout un dossier à l’optimisme, car « La capacité à envisager le bon côté des choses, sans naïveté ni aveuglement, est un puissant moteur de l’action. »

 

Un dossier riche qui multiplie les pistes intéressantes pour développer un état d’esprit optimiste, afin de vivre mieux et travailler mieux.

 

L’article pour lequel j’ai été interviewée, Faites-vous plaisir en travaillant, développe l’idée qu’en « soignant sa vie professionnelle, vous entretenez votre capacité à positiver ». Il ne s’agit pas ici de positiver bêtement en cherchant le verre à moitié plein, mais de se construire un mental serein et dynamique à la fois, en mettant du sens, en construisant une ambiance de travail et des relations apaisées, en engrangeant des vitamines mentales et en se faisant plaisir. Et cet état d’esprit-là est le crédo des Odyssées professionnelles chères à Ithaque!

 

Management s’est particulièrement intéressé à 5 pistes:

 

  1. Prendre en charge un projet qui tient à cœur
  2. Se projeter dans l’avenir grâce à une formation
  3. S’investir dans du bénévolat
  4. Rendez service, soignez votre réseau et vos collègues
  5. Agissez pour une meilleure convivialité au boulot

 

Download (PDF, 1.26MB)

 

 

 

 

Voir aussi

 

Ithaque dans les médias

Procrastination: interview sur France 2

Recadrer un comportement pénible: interview dans Management

Concilier vie pro/vie perso: interview dans l’Express

Valeurs du rugby en entreprise, Ithaque et Cadremploi

 

Cultiver l’optimisme, 10 bonnes raisons et 7 pistes

Job idéal, une réalité à inventer?

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

Mettre du fun dans les tâches les plus assommantes

 

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez développer un état d’esprit serein et dynamique à la fois, qui vous donnera l’assurance et la confiance nécessaire à la réussite de votre odyssée professionnelle? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

L’égo, frein majeur à l’intelligence collaborative

Sylvaine Pascual – Publié dans: Vie professionnelle / Relations aux autres

 

 

 

Une étude récente a montré que le travail de groupe « affaiblit la créativité et les capacités intellectuelles ». Ça n’est pas une surprise, car les conditions habituelles du travail collectif génèrent davantage de craintes que de confiance mutuelle, libérant au passage toutes les expressions lourdingues de l’égo, frein majeur au travail collaboratif.

 

 

 

Conclusions hâtives et agacement!

 

La presse s’est emparée un peu vite de l’affaire avec un poil insuffisamment de nuance, et voue le travail collaboratif aux gémonies au profit d’un individualisme au blason soudainement redoré.

 

Je m’étais agacée  sur mon blog personnel (café-journal du 28 mars) de ces conclusions hâtives, en particulier dans l’Express, qui échouaient à poser les bonnes questions. Car il ne s’agit pas de dire « arrêtons de travailler à plusieurs » mais de réfléchir à:

 

  • Qu’est qui, dans notre façon de travailler à plusieurs, génère des résultats aussi désastreux?
  • Que peut-on mettre en œuvre pour y remédier et créer les conditions d’une véritable intelligence collaborative?

 

En d’autres termes, j’emprunte sa formule à Anne-Claude Boutin, qui s’intéresse de près au sujet:  il s’agit de savoir comment on travaille ensemble et non pas doit-on travailler ensemble ou pas.

 

L’Express a eu l’élégance de me contacter suite à ce billet pour me demander quelles solutions envisager pour Travailler en groupe sans devenir stupide.  Il est à noter que la solution du consentement plutôt que du consensus, que la journaliste cite, est l’une des bases de la sociocratie que j’évoque ci-dessous.

Je profite de l’occasion pour revenir sur ce sujet et développer un peu ma pensée.

 

 

 

Egos toxiques

 

Le groupe tel qu’il est est effectivement éminemment toxique et contre performant dès lors qu’il est pollué par les jeux de pouvoir et les rôles relationnels, bref, par les besoins non identifiés et mal comblés qui laissent l’égo s’exprimer au détriment de l’estime de soi de chacun, de la confiance mutuelle et de la libre expression au sein du groupe.

 

Ainsi le besoin de reconnaissance associé à un comportement dominant va générer des comportements persécuteurs qui laissent peu de place aux autres. En fonction du comportement dominant ou dominé des autres et de leur combinaison personnelle de rôles relationnels et de besoins à combler, on peut se retrouver avec tout un tas de situations qui entravent la collaboration:

 

  • Des mises en retrait associées à une absence d’expression de l’opinion.
  • Des conflits ouverts ou larvés, des inimitiés, des incompréhensions, des tensions qui favorisent la méfiance et limitent l’expression désinhibée et la possibilité du groupe à produire.
  • Des velléités de prises de pouvoir: sabotage, manipulation, tirage de couverture etc.
  • Des paradoxes d’Abilène à tous les étages.

 

De façon générale, ce stress relationnel génère des peurs le plus souvent assez inconscientes qui affaiblissent l’engagement et la motivation à travailler ensemble (donc la réflexion, la créativité et la contribution, d’où le sentiment d’affaiblissement des capacités) et au contraire nourrissent la tentation de l’égo sous la forme d’un individualisme rassurant car sans menace relationnelle.

 

Les entreprises ont largement contribué à générer cette stupidité collaborative en se faisant les promoteurs de techniques de management instigatrices de peur, comme la malencontreuse compétition au sein d’une équipe, qui place chaque membre en perpétuel inconfort: devoir prouver sans cesse sa valeur, s’inscrire dans toutes sortes de comparaisons avec ses collègues, de jugements évaluateurs qui créent l’inverse d’une saine émulation. La compétition gagne à se situer dans une relation externe à l’équipe plutôt qu’interne. A l’intérieur, pour créer l’engagement collaboratif, chacun a surtout besoin de savoir quels sont les rôles des uns et des autres et sur qui s’appuyer, à qui et comment passer le ballon, plutôt que les plates-bandes à piétiner pour se faire bien voir.

 

Tant qu’il ignorera la réalité de l’égo, le management d’équipe s’enfermera dans des théories limitées par l’expression des individualités effrayées, et il sera difficile de mettre tous nos narcisses dans les mêmes bouquets ;)

 

 

 

Combler les besoins cachés derrière l’égo

 

La solution miracle, c’est « créer un climat de confiance », nous dit-on. Sans blague. Mais concrètement, comment  crée-t-on un climat de confiance au milieu de tous ces égos tonitruants? Comment apaise-t-on leurs expressions pénibles, que ce soit dans l’écrasement de l’autre ou dans le retrait?

 

Comme souvent, il s’agit avant tout de combler les besoins non satisfaits qui crient famine sous la forme de comportements peu compatibles avec la collaboration et le travail en groupe. Et en comblant ces besoins, c’est l’estime de soi qu’on renforce. A travers elle, la confiance en l’autre et le sentiment de sécurité morale permettent de créer des conditions plus favorables à la rencontre fructueuse.

 

Dans l’absolu, les solutions ne sont pas très compliquées à trouver, mais dans la pratique, elles ne sont pas toujours simples à appliquer dans des entreprises friandes de moyens rapides et clés en main. Voici dont quelques pistes, avec leurs bénéfices ainsi que les aspects à prendre en compte pour éviter que le remède soit pire que le mal.

 

 

1- Travailler l’estime de soi

Le renforcement de l’estime de soi, qui est le contraire de l’égo, est un travail de longue haleine qui sort petit à petit la personne des inquiétudes relationnelles.

 

Bénéfices: une fois que l’estime de soi est solide et forte, nous agissons avec une affirmation saine, dans un mélange de dynamisme et de sérénité, et dans le sens du bénéfice de tous.

A prendre en compte: La difficulté rencontrée avec cette solution, c’est que présentée telle qu’elle, elle parle peu au plus grand nombre, qui a le sentiment d’être bien dans ses valeurs et au contraire d’être entouré d’abrutis qui n’en ont pas, des valeurs.

 

 

2- La lecture émotionnelle

Attention, ne pas confondre intelligence et lecture émotionnelle. Il s’agit ici d’aller chercher aux sources de l’émotion négative les besoins qui l’ont générée pour les combler. Former les managers à la lecture émotionnelle est un moyen efficace de leurs donner accès aux besoins individuels des membres de leur équipe et soit d’y répondre à l’intérieur du travail collaboratif, soit d’aider le salarié à y répondre.

 

Bénéfices: une fois maîtrisée, la lecture émotionnelle permet une compréhension rapide des besoins de l’autre. D’autre part, en repérant et en comblant nos propres besoins, nous sortons souvent naturellement d’un égo à l’expression nocive pour l’entourage.

D’autre part, former toute une équipe à la lecture émotionnelle, c’est un moyen de donner à chacun la possibilité de comprendre les mécanismes derrière les comportements a priori aberrant des autres. Et cette compréhension, associée au fait que chacun va combler ses propres besoins, permet de construire un environnement relationnel et collaboratif apaisé.

A prendre en compte: si les collaborateurs ne maîtrisent pas cette lecture, ils ont peu accès à leurs propres besoins, ce qui se traduit le plus souvent par des petits arrangements avec eux-mêmes. Du coup, elle nécessite que le manager soit lui-même sorti de l’égo et ait une solide estime de lui-même pour éviter qu’il n’en profite pour devenir un persécuteur qui profite de ses connaissances pour manipuler tout le monde. Il y a donc une nécessité de supervision pour garantir l’éthique.

 

 

 

3- Les compétences relationnelles

Que les cabinets de consultants appellent intelligence émotionnelle.  Indispensables pour générer des relations acceptables, empruntes de respect et d’amabilité, elles restent plutôt malmenées par l’expression de l’égo.

 

Avantages: elles permettent de générer à la fois des prises de paroles et une écoute respectueuse d’autrui. Par l’amélioration des relations, qui deviennent plus nourrissantes, elles permettent aussi de sortir, dans une certaine mesure, de l’égo.

A prendre en compte: la limite des compétences relationnelles travaillées indépendamment d’un renforcement de l’estime de soi, c’est qu’elles peuvent être détournées par un égo fragile ou surdimensionné pour devenir de véritables outils de manipulation. Il est donc indispensable de les associer à un travail sur l’estime de soi.

 

 

 

La sociocratie : l’intelligence collective sans travail sur soi

 

Toutes les solutions précédentes sont des pistes de travail individuelles, de travail sur soi à mettre au service de la relation. Elles nécessitent toutes d’avoir un recul sur soi suffisant, c’est à dire à la fois bienveillant et non complaisant, pour les mettre en œuvre.

 

  • Regard bienveillant pour ne pas prendre tous les torts à sa charge et se dévaloriser
  • Regard non complaisant pour éviter les ultra courants petits arrangements avec soi-même dans lesquels on point du doigt la paille dans l’œil du voisin tout en évitant soigneusement de balayer devant sa porte.

 

Or, ce regard-là nécessite déjà… un peu de travail sur soi! Difficile de travailler les compétences relationnelles avec un personne qui ne se reconnaît aucune limite à ce niveau. De même, amener l’interlocuteur à diminuer ses jugements et ses interprétations alors qu’il cherche à vous convaincre que vous avez tous les torts est potentiellement chronophage.

 

C’est la raison pour laquelle je cherche depuis longtemps des solutions collectives. Vous l’avez compris, la lecture émotionnelle en est une, cependant elle demande aussi une volonté individuelle et collective d’aller au bout de l’exploration de ses propres besoins et de répondre à ceux des autres, ce qui n’est pas toujours le cas, en particulier si l’égo s’exprime autour de convictions anti relationnelles et auto centrées du genre « je ne suis pas là pour supporter les petits nerfs des autres ».

 

La sociocratie apporte une alternative enthousiasmante, que je détaillerai prochainement dans un article plus complet sur le sujet. En attendant, résumons les 4 principes qui l’animent:

 

  1. Le cercle sociocratique:  groupe de personnes et lieu de décision. Une organisation/entreprise est composée d’un grand nombre de cercles de niveaux différents. Ramené à une équipe/cercle, c’est le lieu où se décide qui fait quoi sur un objectif donné. Le chef du cercle est le garant des 4 principes.
  2. Le consentement plutôt que le consensus. Chercher à mettre tout le monde d’accord sur une décision donnée va à l’encontre du bon sens. L’idée ici est d’amener à construire une décision acceptable pour tous.
  3. Le second lien: le représentant élu de la décision prise. C’est une élection sans candidat: le cercle décide celui qui va être le plus à même de représenter la décision prise et d’aller l’exposer dans le cercle supérieur. L’information n’est plus seulement descendante.
  4. L’élection sociocratique: pour citer Jean-Philippe Poupart, « en mode sociocratique, ce sont les membres du cercle qui élisent qui fait quoi et pour combien de temps »

 

Avantages: elle permet de sortir les uns et les autres de sortir de l’égo sans même s’en apercevoir, parce que le débat est remplacé par l’exposition neutre des contributions de chacun, puis de l’enrichissement de la proposition au travers de ces contributions. En donnant à chacun un espace d’expression dénué de jugement, elle supprime l’expression de l’égo. Ce qui permet de surmonter l’écueil des résistances à l’auto-observation du travail sur soi.

A prendre en compte: la sociocratie n’exclut en rien les 3 pistes précédentes, qui restent les moyens principaux de parvenir à s’entendre à l’extérieur du cercle sociocratique, qui reste méconnu et peu expérimenté. Espérons que cela change^^

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez apprendre à combler vos besoins personnels et professionnels pour allers vers des relations plus apaisées? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Coaching spécial Pâques!

Sylvaine Pascual – Publié dans Objectifs, décisions et solutions

 

 

Où l’on file avec un plaisir tout chocolaté la métaphore pascale:  transformer la chasse aux œufs en chasse aux petits et grands changements qui pourraient nous sortir d’un avenir tristement prévisible, avec ses retours réguliers de schémas qui se répètent. Et construire une alternative plus réjouissante et colorée;)
   

 

 

 

 

Oeufs de Pâques et fortune cookies

 

Le week-end de Pâques, c’est celui de la chasse aux œufs. Mondialisation oblige, nos cloches ont tendance à flirter avec des traditions anglo-saxonnes et à nous apporter des lapins en quantité suffisante pour ravir le Jean de Florette qui sommeille en nous. Seulement aujourd’hui, les lapins ne fournissent pas à mon esprit limité l’inspiration nécessaire à la ponte d’un petit outil de réflexion sur soi-même.
Alors imaginons que nos cloches aient aient choisi, histoire de changer de crémerie, de faire un détour par la Chine. Elles auraient alors dans doute planqué au milieu des fleurs du jardin des œufs joliment colorés version fortune cookie: avec notre avenir écrit sur des petits bouts de papier dissimulés à l’intérieur.

 

Or, nous avons beau nous vouer à plein de saints compatissants, faire un prière à Zumba ou attendre en vrac: le Père Noël, le prince charmant, le job de nos rêves, la bonne étoile ou Godot, tant que nous n’agissons pas, les grandes lignes de notre avenir relationnel et professionnel sont assez faciles à déterminer et se résument souvent en deux mots: immobilisme et répétition (des mêmes erreurs/schémas).

 

En revanche, il suffit parfois de modifications légères dans nos habitudes, nos comportements, nos façons d’être en relation, nos convictions pour générer des changements positifs significatifs dans nos vies personnelles et professionnelles.

 

 

Mini coaching: identifier des pistes d’évolution

 

Et comme ce billet n’a, au fond, vraiment rien à voir avec Pâques, je vous propose de recréer un lien improbable avec le thème du jour: profiter de la chasse aux œufs pour vous questionner sur les zones pénibles un poil trop immuables de votre vie: une par œuf dégusté pendant cette période pascale.

 

Imaginez donc que chaque œuf renferme une prédiction sur votre avenir, si vous ne changez rien:

 

  • Que disent ces petits papiers virtuels planqués vos fortune eggies, sur chaque domaine de votre vie: travail, famille, relations, finances, environnement, santé, accomplissement de soi?
  • Dans quels domaines le passé péniblement répétitif rend l’avenir tristement prévisible?
  • Quels sont les changements à mettre en place pour sortir de ces schémas et aller vers un avenir plus réjouissant?

 

Il ne reste plus qu’à profiter du printemps, saison propice au changement, pour les transformer en objectifs SMART et passer à l’action;)

 

 

 

Voir aussi

 

Option solutions!

Besoin d’un méchant changement?

En attendant le burnout

Bien-être: fleuve paisible, rives fleuries

Coaching des 4 saisons  ebook gratuit

Construire un avenir heureux

En finir avec les bonnes résolutions!

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez mettre en œuvre des changements personnels et/ou professionnels pour construire une vie en fonction de vos valeurs et aspirations? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Le blues du dimanche soir: Itw sur Chérie FM

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

 

Le blues de dimanche soir… cette morosité qui nous saisit parfois même en début d’après-midi et nous regarde nous traîner, à l’idée pénible de retourner à nos obligations professionnelles le lendemain… J’ai été interviewée par Chérie FM pour explorer des moyens de le minimiser

 

 

Rappelons d’abord que le blues du dimanche soir étant fait d’un vilain paquet d’émotions négatives, il est à la fois illusoire et vain de chercher à lutter contre, car il est l’indicateur d’un malaise au travail qu’il sera indispensable de traiter , à un moment ou à un autre. Voir: le blues du dimanche soir.

 

Il s’agissait donc dans cette interview d’évoquer des moyens de détourner son attention du blues du dimanche soir pour éviter de se pourrir les dimanches. Pas du tout une façon miraculeuse d’enfermer ses ressentis dans une boîte hermétique en espérant qu’ils disparaissent. Le bocal à con pour émotions, ça n’existe pas!

 

Idéalement, les moyens de rendre ses fins de semaines réjouissants sont à mettre en œuvre en parallèle d’actions concrètes pour en traiter les causes. Osons la métaphore pharmaceutique: Le blues du dimanche soir, c’est un peu la douleur d’une fracture. Prendre un antidouleur – les dérivatifs- c’est bien, mais à un moment il est nécessaire de réduire la facture et d’y mettre un joli plâtre.

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

 

Voir aussi

 

Avez-vous le blues du dimanche soir?

Oublier le blues du dimanche soir

Bien-être au travail et blues du dimanche soir

Le boulot idéal, une réalité à inventer?

Job idéal: les 7 ingrédients du plaisir au travail

Procrastination: interview sur France 2

Reconversion: interview de Sylvaine Pascual sur Sud Radio

Concilier vie pro/vie perso: interview dans l’Express

Recadrer un comportement pénible: interview dans Management

Ithaque dans les médias

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous avez le blues du dimanche soir et voulez explorer les solutions possibles pour en traiter les causes? Vous voulez améliorer votre quotidien au travail? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 


Bien-être: besoins fondamentaux vs besoins physiologiques

Sylvaine Pascual – Publié dans: Comprendre les émotions

 

 

 

La confusion courante entre besoins fondamentaux et besoins physiologiques nous pousse à négliger… la majeure partie de nos besoins! Et à nous laisser affamés de toutes sortes de choses parfois intangibles, mais dont le manque génère stress et insatisfaction.

 

 

 

Les ovnis de la méconnaissance de soi

 

Autant nous pouvons reconnaître facilement le besoin de manger ou de dormir, autant les besoins psychologiques fondamentaux sont d’obscurs ovnis (objets vitaux non identifiés) après lesquels nous nous abstenons de courir, le plus souvent, pour arpenter à la place les jardins bien ordonnés du raisonnable. C’est comme ça que nous construisons des murs infranchissables entre la raison et les tripes, perdant au passage le contact avec une partie essentielle de nous-mêmes.

 

 

A notre décharge, selon le psychologue Jean Gameau, « Nous sommes mal équipés à cet égard parce que nous ne recevons aucune éducation en ce domaine. Personne ne semble juger utile de nous indiquer quels sont nos besoins importants. On nous parle volontiers de nos devoirs, de nos droits, de la façon de nous comporter en public, mais rarement des besoins auxquels il nous faut répondre pour assurer notre survie psychique. Lorsqu’on nous parle de cette dimension de notre vie, c’est la plupart du temps pour nous sensibiliser à nos besoins physiques de base comme la soif et la faim, particulièrement à l’importance de suivre les règles d’une saine alimentation. »

 

 

 

Ignorance des besoins fondamentaux et mal-être

 

Ainsi, à la question « Comment s’exprime ton besoin d’appartenance?« , qui devrait être presque aussi anodine que « Comment ça va au boulot? », combien d’entre nous sont capables de répondre? Si nous sommes un tout petit peu plus conscients de ce dont nous avons besoin en termes de reconnaissance ou d’accomplissement de nous-mêmes, le tout reste un vaste flou artistique. Et si nous n’explorons pas le territoire inconnu, nous aurons du mal à la cartographier.

 

A la place, nous laisserons aux autres (la société, les médias, les entreprises, les théoriciens du management etc) le soin de décider pour nous, au risque de favoriser le stress et les émotions négatives, la sur-consommation compensatoire ou les schémas collectifs indifférents aux besoins de l’individu, la soumission à des normes déshumanisées et l’acceptation de systèmes psychotoxiques. Bref, tout ce qui explique que les burnout sont en constante augmentation.

 

Et même sans aller jusque-là, de façon générale, les aigris, les pisse-vinaigre, les râleurs chroniques, les saules pleureurs, les empêcheurs de travailler en rond, les petits chefs, les petits et gros cons, les manipulateurs, les Rocky de bac à sable, les Caliméro, les Dark Vador, bref, tous ceux qui rejouent le triangle de Karpman à coups de comportements digne d’un bocal à con sont des gens qui ne savent tout simplement pas identifier leurs besoins et les combler. Et les trop pleins d’émotions non déchiffrées ainsi déclenchés génèrent un mal-être qui se traduit par des comportements pénibles qui augmentent les manques et entraînent un cercle vicieux pas vraiment engageant…

 

Partons donc à la rencontre de tous nos besoins fondamentaux, avec l’idée que plus nous les reconnaissons, plus nous sommes en capacité d’identifier leurs modes d’expression dans le travail comme dans la vie personnelle, plus nous pouvons nous attacher à les combler et renforcer ainsi le bien-être et l’estime de soi, le sentiment général de satisfaction et donc produire le sentiment d’être heureux.

 

 

 

 

Besoins physiologiques

 

Manger, dormir, respirer, éliminer… le fait que ces besoins-là soient fondamentaux est une évidence, tout simplement parce que (attention, Lapalissade du mois en vue) mal comblés, ils sont une menace directe à la survie.

 

Ces besoins-là sont une évidence car nous les reconnaissons quasi immédiatement et savons comment les combler. Nous avons littéralement appris à le faire, parce qu’il est évident que nous ne pouvons pas lutter contre. Cependant, nous ne les comblons pas toujours très bien, et les autres besoins non satisfaits peuvent avoir un impact direct sur les besoins physiologiques:

 

  • Le stress qui pousse à mal dormir
  • Le manque de temps ou la compensation qui poussent à mal manger
  • Les sollicitations technologiques constantes qui poussent à mal se reposer

 

 

 

Besoins fondamentaux

 

La recherche a montré qu’un certain nombre de besoins psychologiques sont tout aussi indispensables à la survie que les besoins physiologiques, allongeant ainsi la liste des besoins fondamentaux. Les différentes théories vont à peu près dans le même sens, aussi résumons. Outre les besoins physiologiques:

  • L’hospitalisme a montré l’importance du lien social et affectif dans la survie: les carences affectives peuvent mener les nourrissons à l’arrêt de l’évolution psychomotrice et la mort.
  • La théorie de l’autodétermination estime qu’il y a trois besoins fondamentaux (autonomie, compétence et affiliation)
  • Schultz comptabilise trois besoins (inclusion, contrôle et affection)
  • Maslow en identifie quatre (sécurité, appartenance, estime, accomplissement)

 

 

Mini coaching: identifier tous ses besoins

 

Indépendamment de la notion de hiérarchie des besoins, qui est la grande erreur de Maslow, je travaille avec mes clients à partir de ses 5 catégories de besoins fondamentaux.

 

  • Besoins physiologiques: manger, boire dormir…
  • Besoins de protection et de sécurité: abri, ressources, sécurité physique, santé…
  • Besoins d’appartenance: aimer, être aimé, avoir des amis, appartenir à un groupe…
  • Besoins d’estime: respect de soi et de l’autre, se sentir respecté, reconnu, autonome, avoir des opinions, pouvoir exprimer ses idées…
  • Besoins d’accomplissement: apprendre, se former, évoluer, créer, contribuer, philosopher…

 

Prenez le temps d’explorer en détails chacune de ces catégories de besoins, car l’ennemi des besoins mal comblés, c’est l’expression vague qui entrave la clarification de l’objectif sans laquelle il est impossible de l’atteindre. Pour chacun des besoins:

 

  • Comment s’exprime ce besoin, chez vous, précisément?
  • Quel est votre degré de satisfaction?
  • Quels aspects de ce besoin comblez-vous d’une façon qui vous satisfait?
  • Quels aspects comblez-vous de façon insuffisamment satisfaisante?
  • Qu’est-ce qui vous manque, exactement?

 

Vous remarquerez au passage combien ils sont interdépendants et fonctionnent en vases communicants. Et maintenant, il est temps d’aller travailler à combler ces besoins!

 

 

 

Voir aussi

 

Les émotions: amies fidèles ou ennemies incapacitantes?

La lecture émotionnelle au service du bien-être

La lecture émotionnelle au service des relations

Remparts, coursives et échauguettes: les états de défense aux émotions

 

 

 

Répondre à son besoin d’appartenance sociale
Répondre au besoin de reconnaissance

Construire le bien-être au travail

Les 7 ingrédients du plaisir au travail

Boulot idéal: une réalité à inventer

 

Les dossiers d’Ithaque: Comprendre les émotions
Les dossiers d’Ithaque: Bien-être et estime de soi

 

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez apprendre à combler vos besoins personnels et professionnels pour allers vers une vie plus sereine de dynamique à la fois? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Non guide de la recherche d’emploi sur Internet: l’identité numérique

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle

 

 

Dernier volet de notre non guide de la recherche d’emploi sur Internet: l’identité numérique. Maitriser son identité numérique, c’est un peu le Nautilus de la recherche d’emploi: elle vous permettra de franchir 20 000 lieues sans sourciller parmi les créatures improbables de la navigation sur Internet, mais aussi d’y saisir toutes les opportunités de découvertes et de rencontres au bénéfice de votre vie professionnelle.
   

 

 

 

 

4 éléments d’identité numérique

 

L’identité numérique se construit à partir de tout ce que nous laissons de nous sur Internet: commentaires, interventions sur des forums, profils en ligne, réseaux sociaux, publications, photos partagées, informations personnelles etc. Cette mosaïque d’éléments donne une image qu’il est important de maîtriser pour éviter les dérapages en termes de carrière et de vie professionnelle.

 

Et pour faire de vous un Capitaine Némo plus avenant et sympathique, que ténébreux et retiré de la compagnie des hommes, je vous propose d’aborder la construction de votre identité numérique à partir d’un outil mais aussi et surtout à partir des comportements en ligne. Nous avons évoqué les contenus dans le billet sur les réseaux sociaux. Après le quoi faire vient donc le comment faire: il va s’agir ici d’articuler votre façon d’être en ligne autour de deux axes essentiels: la cohérence et les compétences relationnelles.

 

Je vous propose donc de procéder en 4 étapes:

 

    1. La carte de visite professionnelle virtuelle
    2. Une présence cohérente
    3. Des interactions authentiques
    4. Une valorisation sereine

 

 

 

1- Une carte de visite virtuelle pour regrouper vos présences en ligne

 

Il existe plusieurs plateformes sur lesquelles vous pouvez créer et personnaliser une page personnelle qui regroupera toutes vos présences en ligne (CV, réseaux, veille, blogs etc.). L’URL de cette page personnelle est un peu votre carte de visite virtuelle, puisqu’elle permettra aux visiteurs d’avoir une vision à 360° de vos activités numériques.

 

Parmi ces plateformes, je recommande sans détours Aliaz.com: d’abord c’est une réalisation franco-française de RégionsJob, avec une interface en français facile à comprendre! Ensuite parce qu’elle prend le parti de nous épargner à la fois la pub et le profilage marketing, de ne conserver aucune information et de pouvoir supprimer son profil en totalité et en quelques clics. Il offre donc une véritable maîtrise de votre identité numérique, contrairement à la plupart des réseaux sociaux qui font leur beurre et l’argent de leur beurre sur la vente de votre profil à des fins marketing et publicitaire.

Pour créer et personnaliser votre carte de visite virtuelle:

 

 

 

 

2- Une présence numérique cohérente

 

Il est important que votre présence en ligne professionnelle soit un tout cohérent, plutôt qu’un ramassis d’éléments personnels et professionnels trop disparates pour permettre de comprendre la personne – et en particulier le candidat -  que vous êtes.

 

Cloisonnement

Nous l’avons évoqué dans le billet sur les réseaux sociaux : construire une identité numérique n’exclue pas vos éventuels goûts personnels mais les exploite avec finesse quand ils participent à donner une image précise de la personne que vous êtes. Inutile de mélanger recherche d’emploi et profil dans le forum sur la nutrition des bébés, auquel vous vous êtes inscrit(e) à la naissance de Junior ou votre pseudo WoW. Certaines facettes de votre présence en ligne sont à cloisonner pour les garder dans le domaine privé.

 

En revanche, votre collaboration active sur un site associatif, votre Instagram si vous portez sur le monde un regard curieux ou votre blog ultra pointu sur la flore de montagne sont autant de signes de votre créativité et/ou de votre capacité d’engagement et d’investissement, par exemple. Tout l’art réside donc dans les choix que vous allez faire et les limites de la sphère privée que vous allez fixer, qui sont avant tout une question de bon sens.

 

Cohérence visuelle

Les choix de couleurs, d’images, de polices de caractères…  font tous partie de votre image, et qu’ils soient similaires dans vos différentes présences en ligne permet une reconnaissance rapide, comme une sorte de signature visuelle.

La cohérence visuelle se construit autour de vos goûts personnels, mais aussi autour de votre objectif. Ici nous parlons recherche d’emploi, ce n’est donc peut-être pas l’endroit pour mettre une photo trop-mimi de Junior au bac à sable en avatar. De même, un profil Twitter en jaune et noir, un Aliaz en rouge et vert et un blog dans les tons bleu des mers du sud, ça brouille un peu les cartes de votre identité.

 

Cohérence professionnelle

L’étape suivant va consister à faire en sorte que votre présence en ligne sous votre nom soit régulièrement actualisée et cohérente avec vos objectifs professionnels. Ainsi vos choix de groupes LinkedIn ou Viadeo (anciens hubs), de sujets abordés sur Twitter ou Facebook et la nature de vos interventions doivent permettre d’identifier facilement non seulement le type d’emploi que vous recherchez mais aussi les domaines d’expertises, les compétences etc.que vous avez choisi d’intégrer dans votre projet professionnel.

Pour aller plus loin:

 

 

Mini coaching: recherche d’emploi en ligne et cohérence

Restons dans cet esprit non-guide, car s’il y a quelques lignes directrices, il n’y a pas de réponse automatique à ce qu’on doit faire ou ne pas faire. Voici donc quelques pistes de réflexion pour construire votre propre cohérence:

 

  • Quelles couleurs, quels visuels vous représentent le mieux, en tant que personne et en tant que professionnel?
  • Chacune de vos présences en ligne, que dit-elle de vous?
  • Quelles sont celles qui peuvent renforcer et compléter votre image professionnelle?
  • Quelles sont celles qui peuvent lui nuire et qui sont à conserver dans la sphère privée?
  • Quelles présences en ligne (groupes, forums) sont cohérents avec votre projet professionnel et donc sont à développer, à renforcer, à mettre en avant?

 

 

 

3- Des interactions authentiques

 

L’authenticité, c’est montrer ce que vous êtes,  plutôt que

  • Donner une image vaguement idéalisée de la personne que vous voudriez être.
  • Donner une image qui correspond, en fonction de vos propres idées reçues, à l’idée que vous vous faites d’une personne hautement employable

Ces deux erreurs stratégiques sont coûteuses en énergie, car faire semblant, c’est fatigant. D’abord parce qu’il y a automatiquement erreur sur la marchandise, voire défaut de fabrication : quand le produit ne correspond pas à ses spécifications, on le retourne à l’envoyeur.

 

En revanche, être soi ne veut pas dire non plus céder à l’agacement (ou à la jérémiade, ou n’importe quelle autre réaction néfaste) dès qu’il pointe son vilain nez, en particulier dans les discussions en ligne: autant le vent emporte ce que nous disons à nos contemporains dans l’intimité (et donc nos engueulades), autant tout ce qui est écrit sur Internet y reste, et le plus souvent pour longtemps. Il convient donc de faire attention à ses propres réactions, pour en comprendre les vrais messages plutôt que de céder à la tentation de la colère qui pourrait compromettre l’image que vous donnez, en rejouant Karpman sur tous les tons. Quelques ressources :

 

 

Cette capacité à prendre du recul et à éviter la réaction épidermique est déjà une compétence relationnelle en soi. Mais vous en avez bien d’autres, que vous avez tout intérêt à mettre au service des vos interactions en ligne, car celles-ci sont au cœur du développement de votre réseau professionnel, et augmentent considérablement vos chances de cooptation.

 

 

Mini coaching: mettre de l’authenticité dans sa recherche en ligne

Vos talents naturels, vos valeurs, vos motivations regorgent de ressources que vous exprimez dans vos relations, parfois même sans vous en rendre compte. Les identifier et s’appuyer davantage dessus dans vos interactions en ligne est un moyen de construire une identité numérique à la fois authentique, solide et avenante, puisque vous allez exploiter ce qui est déjà à votre avantage. Commencez donc par faire le point:

 

 

  • Comment aimez-vous être en relation, précisément?
  • Comment vous y prenez-vous pour générer ce type d’interactions?
  • Vos talents naturels, vos valeurs, comment s’expriment-ils dans vos relations?
  • Comment participent-ils à renforcer vos compétences relationnelles?
  • Comment allez-vous les mettre au service de vos interactions en ligne?

 

Enfin, la présence en ligne est aussi un moyen de mesurer les réactions que nous suscitons et d’en tirer des leçons sur les apprentissages relationnels à faire ou les stratégies à modifier. Rappelons que lorsqu’une stratégie qui ne fonctionne pas, ce n’est pas parce que les autres sont des abrutis et nous des incompris, c’est parce que la stratégie est inadaptée. Et en termes relationnels, on récolte ce qu’on sème. Il est donc utile de mesurer régulièrement les résultats obtenus à l’aide de la triplette du coaching afin de ne pas s’enfermer dans des façons de faire contreproductives, mais au contraire de les ajuster jusqu’à ce qu’elles soient satisfaisantes.

 

 

 

4- Une valorisation sereine

 

L’une des difficultés fréquentes des chercheurs d’emploi, c’est le manque de confiance en soi qui génère la dévalorisation. Je discutais l’autre jour avec une cliente qui voudrait se réorienter dans l’hôtellerie-restauration et voilà quelle me dit « le problème, c’est que je n’ai aucune expérience, je n’ai travaillé qu’un an dans ce domaine ». Un an, c’est donc rien?

Il est indispensable de sortir de la dévalorisation et d’apprendre à porter un regard plus objectif sur son parcours et sa personne, de façon à être en capacité de se mettre en valeur dans ses interactions. Redécouvrir ses talents et ses accomplissements, constituent un début, voici quelques ressources complémentaires.

 

 

Mini coaching: se valoriser

La valorisation a toujours mauvaise réputation, la pauvrette estampillée arrogance! Pourtant, il n’est pas nécessaire de se croire sorti tout droit de la cuisse d’un dieu quelconque pour être capable de valoriser ses compétences, ses accomplissements ou sa personnalité. Un peu de lecture pour commencer:

 

 

Vous avez fait le point sur vos talents, vos accomplissements, vos valeurs dans le mini coaching précédent. Exploitons-les!

 

  • Quels sont vos talents qui, objectivement, méritent d’être mis en avant?
  • Quels sont les accomplissements qui montrent le mieux de quoi vous êtes capable?
  • Vos valeurs, comment montrent-elles vos motivations?
  • Comment allez-vous les mettre en avant dans vos présences en ligne?
  • Dans vos interactions en ligne?

 

Et si vous avez vraiment du mal, c’est probablement le signe d’un besoin de vous réconcilier à vous-même, alors il est sans doute temps de travailler à renforcer votre estime de vous ;)

Il me reste à vous souhaiter une bonne navigation dans les eaux pleines d’opportunités de l’Internet, d’y développer un réseau professionnel solide et surtout, d’y dénicher le job de vos rêves.

 

 

 

Ressources externes

 

 

 

Les blogs à suivre pour comprendre l’identité numérique, la construire et lé développer

 

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous êtes en recherche d’emploi et voulez mettre toutes les chances de votre côté? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

 

Quelles bonnes raisons de changer de job? ITW sur Keljob

Sylvaine Pascual – Publié dans Vie professionnelle / l’actualité d’Ithaque

 

 

Quels sont les signes qui indiquent qu’il est grand temps de changer de boulot? Voilà une question récurrente chez les salariés, en particulier en cette période où le taux de chômage pousse à réfléchir avant de se lancer.
   

 

 J’ai répondu, avec quelques autres personnes, aux questions de Keljob sur les bonnes raisons de changer de job, qui en a retenu 4:

  • L’ennui
  • Le procrastination
  • L’excès de concessions
  • Le sentiment d’évoluer en deçà de son potentiel

L’ire l’article: 4 bonnes raisons de changer de boulot

 

 

Certains ras-le-bol, souvent en costume de burnout, certains désirs d’herbe pas forcément plus verte, mais dans un ailleurs qui fleure bon le renouveau, se suffisent à eux-mêmes pour déterminer qu’il est temps de changer de boulot.

 

 

Attention tout de même, car aucune de ces raisons n’est un indicateur indubitable qu’il est temps d’aller voir ailleurs. Elles signifient simplement, au premier abord que vous avez besoin d’un méchant changement dans votre vie professionnelle, pas nécessairement qu’il FAUT changer de boulot. J’aurai l’occasion d’y revenir prochainement en détails dans un billet montrant comment déterminer s’il est temps de changer de boulot.

 

 

 

Voir aussi

 

Carrière

Reconversion professionnelle

Création d’entreprise

Quotidien professionnel

Procrastination: comment l’apprivoiser

Réussir sa reconversion professionnelle , ITW sur BFM business (TV et radio)

Reconversion: interview de Sylvaine Pascual sur Sud Radio

Procrastination: Ithaque dans la Tribune

Reconnaissance au travail: interview de Sylvaine Pascual dans Courrier Cadres

 

 

 

Aller plus loin

 

Vous voulez construire un projet professionnel en fonction de vos aspirations et de vos valeurs? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32

 

La combinaison unique de la réussite!

Sylvaine Pascual – Publié dans Connaissance de soi / Talents et ressources

 

 

Nos mécanismes de réussite nous sont personnels et dépendent de notre personnalité, de notre expérience, de la façon dont s’expriment nos besoins. Et si certains ont cherché à les modéliser en vérité universelles, ils se sont largement fourvoyés… alors voici une alternative pour trouver des pistes d’identification des vôtres, en allant à la rencontre de vous-même…
   

 

 

 

Citation écorcheuse!

 

Je suis tombée sur cette citation de Napoleon Hill: « Patience, persistence and perspiration make an unbeatable combination for success. »

 

Et tombée, c’est le cas de le dire, car limite, je m’y suis écorché les genoux au passage, tellement elle heurte mes convictions, mes valeurs et mon mode de fonctionnement.

 

Écrivain américain mort en 1970, Napoléon Hill a été précurseur en matière de livres de développement personnel version self-help dont les américains sont si friands: la modélisation en recettes simples (simplistes) de l’épanouissement personnel et professionnel. On apprécie ou pas, personnellement je ne suis pas du tout adepte des principes sous-jacents qui sont la plaie du développement personnel:

 

  • La généralisation copieusement abusive à l’humanité tout entière d’une expérience personnelle présentée comme recette miraculeuse.
  • Son corollaire: croire (ou prétendre à des fins marketing) que l’étude de trois cas vaut vérité scientifique.

 

 

 

Napoleon Hill m’a tuer

 

Mais nous ne sommes pas là pour faire le procès d’une œuvre. Plutôt celui d’une citation décontextualisée posée en vérité universelle version réussite facile, qui me hérisse le poil aussi efficacement que la craie qui grince sur le tableau.

 

Pour ce qui me concerne, si la clé de la réussite est un mélange de patience, de persévérance et de transpiration, alors je ne suis pas prête de prendre une retraite dorée à Bora-Bora. Car cette combinaison-là ne parle ni à ma tête, ni à mes tripes. Elle ne trouve aucun écho positif ou motivant en moi. Au contraire: elle place à mes yeux l’atteinte de mes objectifs dans une dimension discipline-besogneuse-pas-fun-plan-plan tellement éloignée de ce qui m’anime que, pour tout vous dire, j’y réagis aussi fortement qu’un cheval rétif réagit à la jambe.

 

  • Elle me donne envie de m’asseoir au bord du chemin, d’enlever mes godasses et de dire « non merci, sans façon ».
  • Elle me donne envie de soupirer d’ennui et d’à-quoi-bonnisme découragé. Elle me fatigue* direct.
  • Elle me donne la nausée au point d’avoir envie de renvoyer mon quatre-heures en colis express.
  • Elle me dit qu’il va me falloir des tombereaux d’antidépresseurs!
  • Je m’étiole, je me flétris et je perds toute énergie rien qu’à l’idée du carcan lourdingue de travailler dans ce que je perçois comme une triple contrainte moralisante et conformiste patience-persévérance-transpiration! Et potentiellement, je ne suis probablement pas la seule. Et vous, comment réagissez-vous face à cette triple injonction?

 

 

 

Combinaison unique et résonance linguistique

 

Quelle leçon à tirer de ma rétivité chronique aux injonctions NapoleonHilliennes?  Qu’il n’y a pas une combinaison unique du succès, il y en a une par personne, en fonction de ses mécanismes internes de réussite et de ses sources de motivation. Même si des tendances peuvent se dessiner, elle n’est pas standardisable. Celle de Napoleon Hill n’est pas fausse, elle est même probablement vraie pour un certain nombre de gens. Elle est tout simplement fausse pour moi, et peut-être aussi pour vous, aussi mieux vaut l’adapter que l’adopter.

 

Personnellement, si je devais rédiger la combinaison de mon succès, ça donnerait quelque chose du genre: « plaisir, imagination et flexibilité sont la combinaison imbattable de MON succès ».

 

Car c’est dans ces concepts-là que je pioche les clés de ce qui non seulement me pousse à l’action, mais aussi à l’action efficace. C’est dans ces concepts que se trouvent les caractéristiques qui transforment mes actions en réussites, grandes ou petites.

 

La valeur des mots est importante. Elle diffère grandement d’un individu à l’autre et agir en fonction de mots qui ne trouvent pas un écho, une résonance en nous, c’est agir dans la contrainte et l’absence de fluidité. D’ailleurs inversement, nos choix linguistiques reflètent nos systèmes motivationnels et de réussite. Il apparaît donc que ce qui mène Pierre Paul ou Jacques à la réussite est bien une combinaison unique, celle qui leur est propre, en fonction de la valeur émotionnelle qu’ils vont mettre sur un mot ou sur un autre.

 

 

 

Mini coaching: votre combinaison unique de la réussite

 

J’ai donc envie de vous proposer une alternative, celle de l’identification de votre propre combinaison de la réussite, en fonction des champs sémantiques qui fonctionnent pour vous. Attention, pas de recette miracle comme vous vous en doutez. Ce que je vous livre est un principe d’identification,  le processus nécessite un travail approfondi de connaissance de soi. Voici donc les 3 étapes:

 

1- Talents naturels: identifiez d’abord ces caractéristiques naturelles qui génèrent des actions fluides et efficaces chez vous, qui vont vous donnez la mécanique de votre réussite.

Redécouvrir ses talents

Accomplissements et talents naturels

 

2- Identifiez vos valeurs motrices (par opposition aux valeurs morales) qui vont mettre l’énergie dans la machine.

Les valeurs, énergie renouvelable de la motivation

Aux sources de la motivation

 

3- Fignolez votre combinaison. Vous vous retrouvez avec une courte liste d’adjectifs et une courte liste de noms.

  • Comment ces noms et adjectifs s’articulent dans vos réussites? Quel mécanisme vous permet de poser des actions qui honorent vos valeurs tout en s’appuyant sur vos talents?
  • Comment ce mécanisme s’est-il exprimé jusqu’ici, dans vos réussites et vos accomplissements?
  • Comment le transposer dans d’autres objectifs?
  • Quels sont les trois mots-clé qui résument votre mécanisme de réussite et qui vous donne envie de faire des bons de cabri plutôt que d’aller vous planquer sous la couette?

 

Avec le temps et les expériences, il est tout à fait possible que cette combinaison évolue, aussi n’hésitez pas à la ré-évaluer de temps à autres pour la réajuster en fonction de la personne que vous êtes à ce moment-là.

Ajoutez à cela une clarification de vos besoins, une définition précise de vos objectifs et une triplette du coaching et vous serez joliment outillés pour réussir^^

 

 

 

*la fatigue est ici l’expression de ma réaction émotionnelle, qui montre que ces trois concepts sont aux antipodes de mes besoins.

 

 

 

Voir aussi

 

La curiosité est une sacrée qualité!
Renouer avec l’autodidacte qui sommeille en nous
Le bilan d’incompétences

Les valeurs: l’énergie renouvelable de la motivation 
Aux sources de la motivation

Redécouvrir nos talents 
Reconnaître ses accomplissements
Les qualités de nos défauts

 

 


Aller plus loin

 

Vous voulez développer un état d’esprit à la fois serein et dynamique pour mener à bien votre odyssée professionnelle? Pensez au coaching. Pour tous renseignements, contactez Sylvaine Pascual au 01 39 54 77 32