Related Posts with ThumbnailsSylvaine Pascual - Publié dans: Brèves du stress


A lire absolument, cet article passionnant sur le livre de Michela Marzano, Extension du domaine de manipulation, qui dénonce le développement des techniques manipulatoires dans les méthodes managériales.

Si elle reconnaît que le travail participe de la satisfaction du besoin de reconnaissance ou de la construction de l’identité, la philosophe estime que la réalité pénible du travail suffit à légitimer les revendications syndicales. PLutôt rafraîchissant, à une époque où on nous assène plutôt le contraire... 

La manipulation réside par exemple dans l’appropriation et l’utilisation abusive d’un vocabulaire que l’on pourrait qualifier d’humaniste.

  Photo-253.jpg

Ce élément m’a interpelée parce que lors d'échanges par mail, Valérie, commentatrice régulière sur le blog d’Ithaque, qui est cadre dans un grand groupe, avait identifié l'utilisation détestable de termes socialement corrects et mensongers comme un moyen de pression. A l'évidence, les managers, s'ils sont impuissants contre la machine, ne sont pas dupes de ces mécanismes.  Et si ce détournement de sens n’est pas nouveau, il est grand temps de le dénoncer…

Et c’est ce que fait Michela Marzano :

« Brosser les subjectivités dans le sens du poil, créer une dépendance supposée de nature entre l'épaisseur de l'être et l'investissement au travail est pour le management le meilleur moyen de persuader le salarié qu'il fait ce qu'il veut, ce qu'il désire et qu'il réalise ce qu'il est, alors qu'il ne ploie qu'à l'unique intérêt du groupe et de l'entreprise. »

Je continue à citer, car le résumé parle de lui-même :

« à l'obligation par le bâton s'est ainsi substituée l'intériorisation des responsabilités, à la force et la contrainte l'art de persuader, au mensonge la flatterie sournoise. Les conséquences n'en sont pas moins dramatiques et profondes pour la santé psychologique de l'employé. Nulle raison de forcer quand il est préférable de manipuler. Le patron n'a plus le sourcil froncé et la réprimande sévère ; le salarié ne souffre plus d'ecchymoses ni d'inhumanités flagrantes. Mais le dessein que cache le costume cintré, le sourire ultra-bright du manager et les "chartes éthiques", si fièrement exposées, n'en sont pas moins cyniques et mercantiles (productivité, rendement, etc.). Et à l'auteur de dénoncer cette escroquerie morale, économiquement fiable, qui culpabilise et transforme le salarié, poussé par le groupe, en son propre tyran. »

Tout ceci vient compléter le propos de Michel Le Moal, que nous avions vu dans la
brève du stress la nécessité du traitement des causes. C'est bien la nature des facteurs de stress qui a évolué, et peut-être même qu'au final, ils sont plus dangereux qu'auparavent car plus sournois, plus insidieux. Ca fait froid dans le dos...


Voir aussi

Brèves du stress
Les dossiers d'Ithaque: Stress, la coexistence pacifique


Share/Bookmark


Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Le blog d'Ithaque

Le blog de Sylvaine Pascual
 coach spécialiste des relations humaines:
 
Me contacter: 01 39 54 77 32

nullnullnull 

  

Rechercher

pour les curieux


Ithaque soutient le collectif
Ouvrons les portes


Paroles de coachs:




  La curiosité est une jolie qualité:

 


 



Création d’entreprise


Annuaire Webmaster and blog Avesnois

Annuaire-Site

meilleur siteannuaire gratuit




Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés